Entrée en vigueur en 2022, la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) a marqué une étape importante dans la réduction des déchets plastiques en France.
Parmi ses nombreuses mesures figure l’obligation pour certains établissements recevant du public (ERP) de mettre à disposition des fontaines à eau potable accessibles aux visiteurs.
L’objectif est double : favoriser l’accès à l’eau potable et réduire la consommation de bouteilles en plastique à usage unique.
Trois ans après son entrée en application, quel bilan peut-on tirer ? Les ERP se sont-ils réellement équipés ? Et quels secteurs semblent aujourd’hui les plus avancés ?
Ce que prévoit la loi AGEC pour les ERP
Depuis le 1er janvier 2022, certains ERP doivent mettre à disposition du public des fontaines à eau potable accessibles.
Le décret n°2020-1724 du 28 décembre 2020 précise les catégories concernées :
- ERP de catégorie 1 accueillant plus de 1 500 personnes
- ERP de catégorie 2 accueillant entre 701 et 1 500 personnes
- ERP de catégorie 3 accueillant entre 301 et 700 personnes
L’objectif de cette mesure est de réduire les déchets plastiques tout en facilitant l’accès à l’eau dans les lieux fortement fréquentés.
Cette obligation s’inscrit dans une stratégie plus globale de transition vers des modes de consommation plus durables.
Pourquoi cette mesure est-elle devenue nécessaire ?
Chaque année, plusieurs milliards de bouteilles en plastique sont consommées en France.
Même si une partie est recyclée, une quantité importante finit encore dans les déchets ménagers ou dans l’environnement.
Les associations engagées dans la lutte contre la pollution plastique, comme No Plastic In My Sea, rappellent régulièrement que la réduction des déchets à la source reste la solution la plus efficace.
Faciliter l’accès à l’eau potable dans les lieux publics permet ainsi de limiter le recours systématique aux bouteilles jetables et encourage l’utilisation de gourdes réutilisables.
Trois ans après, les ERP ont-ils joué le jeu ?
La situation reste contrastée selon les secteurs.
Certains établissements se sont rapidement mis en conformité, parfois même avant l’entrée en vigueur de la réglementation.
D’autres ont progressivement intégré cette obligation dans leurs projets de rénovation ou d’amélioration de l’expérience visiteur.
Aujourd’hui, les fontaines à eau sont de plus en plus visibles dans :
- les centres commerciaux
- les gares
- les équipements sportifs
- les établissements culturels
- les lieux touristiques
Au-delà de l’obligation réglementaire, de nombreux gestionnaires ont compris que ces équipements répondaient également à une attente croissante du public.
Les visiteurs se déplacent davantage avec des gourdes et recherchent des points de remplissage accessibles.
Les parcs d’attractions particulièrement concernés
Les parcs d’attractions constituent un exemple intéressant de cette évolution.
Chaque année, plusieurs millions de visiteurs fréquentent ces sites, souvent durant les périodes les plus chaudes de l’année.
Les épisodes de canicule plus fréquents renforcent encore la nécessité de proposer des solutions d’hydratation accessibles.
Dans ces environnements, les visiteurs passent parfois une journée entière à marcher, faire la queue et profiter des attractions.
L’accès à l’eau potable devient alors un véritable enjeu de confort, mais aussi de santé publique.
Plusieurs grands sites touristiques ont ainsi fait le choix d’installer des fontaines à eau accessibles au public.
C’est notamment le cas de Nigloland, Océanopolis ou encore Walibi, qui ont déjà fait le choix d’installer plusieurs fontaines Twyd afin de faciliter l’hydratation de leurs visiteurs tout en réduisant la consommation de bouteilles plastiques.
Au-delà de l’obligation, un enjeu d’image et de RSE
Pour de nombreux ERP, les fontaines à eau ne sont plus seulement un équipement réglementaire.
Elles participent également à :
- l’amélioration de l’expérience utilisateur
- la réduction des déchets plastiques
- la valorisation des engagements environnementaux
- le développement d’une démarche RSE visible
Les visiteurs sont aujourd’hui particulièrement sensibles aux actions concrètes mises en place pour limiter l’impact environnemental des établissements qu’ils fréquentent.
Faciliter le remplissage des gourdes constitue une mesure simple, visible et immédiatement utile.
Une dynamique appelée à se renforcer
Les épisodes de chaleur extrême, la réduction des plastiques à usage unique et l’évolution des attentes des visiteurs devraient continuer à accélérer le déploiement des fontaines à eau dans les années à venir.
Pour de nombreux ERP, la question n’est plus de savoir s’il faut installer des fontaines à eau, mais plutôt comment les intégrer efficacement dans les parcours visiteurs.
Les équipements modernes permettent aujourd’hui de répondre à des contraintes variées : forte fréquentation, accessibilité PMR ou encore intégration architecturale.
Conclusion
Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi AGEC, les fontaines à eau se sont progressivement imposées dans de nombreux ERP.
Si tous les établissements n’affichent pas le même niveau d’équipement, la tendance est clairement à la généralisation de ces points d’eau accessibles au public.
Entre obligations réglementaires, réduction des déchets plastiques, attentes des visiteurs et adaptation aux épisodes de canicule, les fontaines à eau répondent désormais à plusieurs enjeux majeurs pour les établissements recevant du public.